Une nouvelle directrice Adie Grand Ouest

11 décembre 2019

ADIE

L’Adie se réorganise dans le Grand-Ouest. Fabienne Kerzerho, qui occupait les fonctions de directrice régionale de l’Adie Bretagne – Pays de la Loire, a désormais sous sa responsabilité la Normandie.

C’est un mouvement national que met en place l’Adie, afin de couvrir au mieux le territoire, avec comme préoccupation de toujours mieux accompagner les créateurs en proximité et d’accroître sa visibilité. « Nous nous donnons les moyens d’un vrai ancrage local, d’une présence dans le lieu de vie de notre public », souligne Fabienne Kerzerho. « Nous l’avons démontré en Normandie cette année avec l’ouverture de deux nouvelles antennes. « Nous poursuivrons ce mouvement en 2020 et souhaitons mieux couvrir les départements de l’Orne (Alençon, Argentan et Flers) et de l’Eure (Vernon, Bernay, Pont-Audemer) ».

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Solidarité et responsabilité

Forte d’une présence de 18 ans au sein de l’Adie (« mon engagement ne date pas d’hier ») la nouvelle directrice régionale se dit motivée en permanence par « la volonté de s’engager dans le développement économique et dans l’insertion sociale». Elle constate ainsi que l’Adie dispose de multiples compétences, qu’elle est en mesure d’afficher une action multidimensionnelle. « Nous ne rentrons pas dans les cases habituelles, on ne peut nous ranger dans une seule catégorie. C’est très bien ainsi, la vie n’est jamais faite d’un seul ingrédient ».

Une de ses priorités sera de donner à l’action de l’Adie un meilleur écho. « « Notre métier apparaît très technique puisqu’il apporte les questions complexes du financement mais le microcrédit est avant tout un outil qui traite de l’humain puisqu’il est basé sur la confiance. Le microcrédit peut apparaître comme une niche mais il touche un grand nombre de personnes qui souhaitent créer leur activité mais en sont empêchés. Les petits ruisseaux pourtant font les grandes rivières ».

Insertion sociale

En soutenant des publics en difficultés, en les aidant à contribuer au développement économique, à créer leur propre emploi, l’Adie met en avant des valeurs de confiance, de solidarité, de responsabilité qui trouvent un écho dans les préoccupations des français. « Tout le monde connaît quelqu’un qui veut créer son activité, qui a connu des difficultés pour se faire financer, pour constituer son réseau. Comme le revendique notre créatrice, Maria Novak, la valeur d’un projet n’attend pas le nombre des euros », conclut Fabienne Kerzerho.

 

Trois questions à Fabienne Kerzerho

 

Avez-vous constaté une évolution des publics de l’Adie au fil des années ?

Fabienne Kerzerho :  Il demeure une constante, la précarité toujours plus forte, les minimas sociaux comme marqueurs sociologiques incontournables. Ce qui évolue, c’est une volonté toujours plus forte de créer sa propre entreprise, portée par les jeunes qui veulent passer très vite à cette étape, animé d’une volonté d’autonomie, de refus d’un cadre hiérarchique. Nous avons constaté également une montée du public migrant. Ce qui est certain, c’est que l’entrepreneuriat est une forme d’emploi qui s’impose toujours plus.

Existe-t-il des territoires privilégiés pour les interventions de l’Adie ?

F.K : Nous avons mis en place des indicateurs qui nous permettent de mesurer les taux de création et le niveau de précarité. Et nous nous donnons comme objectif de grandir, d’évoluer, tout en gardant notre raison d’être, au plus proche des publics précaires. C’est en allant dans les quartiers de la politique de la ville et de la revitalisation rurale que notre action prend tout son sens, mais nous sommes présents partout, animés de la volonté de lutter contre les discriminations.

Avez-vous des objectifs précis de croissance de l’activité ?

F.K : Nous fonctionnons avec des plans stratégiques triennaux qui établissent des projets pour le budget, les objectifs, les moyens d’action. Nous affichons une volonté forte de croissance, à l’image des trois dernières années où nous avons enregistré des performances très satisfaisantes, de + 15 à 20 % par an. Pour cela, nous devons notamment renforcer notre communication, tant physiquement sur le terrain qu’avec une présence accrue sur le digital.