Flacopharm et Valfi : le pari de la confiance

16 mars 2020

Si Flacopharm a su se faire un nom dans le monde du flaconnage, c’est au travail acharné et au savoir-faire de Laurent Moos qu’il le doit. Il a racheté l’entreprise voilà vingt-cinq ans, s’imposant un défi de taille.

La société était en liquidation, perdait de l’argent, ne trouvait pas de marché pour sa production. En s’installant aux commandes, il lui a fait prendre de nouvelles directions qui l’ont remis sur les rails. Il a notamment choisi de se positionner dans le haut de gamme. Il a attiré l’attention des professionnels du luxe en investissant le domaine porteur du verre étiré. Pari gagné, puisqu’en l’espace de vingt ans il a réussi à capter 70 % de ce marché. Autre nouveauté, la diversification, en ajoutant à la base historique du parfum une présence dans la cosmétique et le maquillage. Les deux secteurs pèsent aujourd’hui le même poids dans l’activité de Flacopharm. Cela garantit équilibre et sérénité pour une entreprise qui réalise quelque 270 millions de flacons par an, avec un chiffre d’affaires en hausse de 20 % depuis deux ans. Elle compte 48 salariés et occupe une place de leader en Europe. Il effectue 25 % de son chiffre à l’export, notamment dans les deux Amériques, ainsi en qu’en Angleterre, Espagne, Grèce et Italie.

Pour déployer la marque Flacopharm, Laurent Moos s’appuie sur une gestion réactive et pointue, collant aux réalités du terrain. Une expérience qu’il a bâtie lui-même, autodidacte, ayant connu plusieurs vies professionnelles et sachant rebondir quand le temps fut venu.

Bons partenaires

Car Laurent Moos sait saisir les opportunités. Il sait aussi identifier les bons partenaires. Il cherchait le prestataire idéal pour un projet avec des industriels russes.  Ceux-ci souhaitaient effectuer du laquage sur des bouteilles en verre. Il a alors rencontré Vincent Piochel, du groupe Val Fi. Le contact humain fut immédiatement positif.

Le groupe Val Fi regroupe trois sites de production : Val Laquage, Inserdeco, Piochel. Son savoir-faire s’exprime à travers les parachèvements du verre : laquage, sérigraphie, marquage à chaud, tampographie, pour les marchés de la cosmétique, de la parfumerie, de la parapharmacie, des spiritueux, de la pharmaceutique et des arts de la table.

Le positionnement fort de Val Laquage et Piochel dans le marché des cosmétiques et de la parfumerie donnait tout ce sens à ce rapprochement. « Nous sommes force de proposition sur le décor marquage à chaud, métallisation ou toute demande spécifique », précise Valérie Tellier, présidente du Groupe Val Fi. « Ainsi, les flacons en verre étiré constituent souvent un complément de gamme. Nous avons développé ce savoir-faire sur les fabrications de Flacopharm ».

Dialogue technique

Une vraie relation de confiance s’est instaurée, basée sur des valeurs en commun comme la qualité, l’énergie, l’innovation, la réactivité, le service, la proximité. La collaboration a débuté en 1996 et ne s’est jamais arrêtée depuis. C’est une relation « gagnant – gagnant », Valérie Tellier et Vincent Piochel ayant investi rapidement, adaptant leur production pour augmenter les volumes et vendre du laquage à prix compétitif et attirer les marques de luxe.

C’est là le secret de la réussite du partenariat entre Val Fi et Flacopharm. Une véritable agilité qui permet de s’adapter, d’évoluer, de suivre le marché, d’entamer un dialogue technique fructueux. « Que ce soit dans la fabrication verrière ou le décor en laquage, nous sommes en mesure de répondre aux attentes », explique Valérie Tellier.

Leur chiffre d’affaires commun se rapproche du million d’euros et leurs ambitions sont identiques : poursuivre un partenariat fructueux et l’amener vers d’autres produits (comme la métallisation) ou proposer de nouveaux décors comme le marquage à chaud.

Une collaboration qui a même été couronnée par un prix pour le flacon de Yves Saint-Laurent (verre + laquage) au salon PCD 2020 (salon des professionnels de l’emballage des produits cosmétiques).  https://www.yslbeauty.fr/categories/serums/pureshotsserumnightreboot/WW50387YSL.html

La maîtrise de cette technologie est importante, car la cosmétique en est très en demande, le laquage permettant de rehausser la valeur d’un produit.

Augmenter les capacités

D’autres pistes de progrès motivent Laurent Moos et notamment la disparition programmée des emballages plastiques, à l’image de nombreux groupes qui ont annoncé les réduire à l’horizon 2025. C’est donc autour du verre que des développements vont s’effectuer. Agrandir l’usine, acheter un terrain, investir dans du matériel pour augmenter les capacités, le dirigeant ne s’interdit rien en misant sur son intuition et sa connaissance du marché.

Vingt-cinq ans de réussite ont permis à Flacopharm de bâtir une excellente image dans le luxe, tant chez les grands noms que chez des marques de niche qui l’accompagnent depuis les débuts (Interparfums, Clarins, Shiseido…). Et c’est avec des prestataires forts comme Val laquage, Piochel et Inserdeco du groupe Val Fi que l’aventure va se poursuivre.